Wally Szczerbiak a été enterré un peu vite après son passage plutôt terne aux Celtics. A tel point que P.J. Carlesimo l’oublie régulièrement au bout de son banc. Dommage. L’ancien All-Star n’a perdu ni son shoot ni sa capacité à scorer, et pourrait donner une autre dimension aux Sonics avec un peu plus de temps de jeu et de responsabilités.
Sa performance cette nuit contre les Spurs est là pour le rappeler : Wally Szczerbiak est dangereux. Au point de claquer 27 points à 10/13 en 28 minutes face à la meilleure défense de la ligue, avec la menace permanente de Bruce Bowen sur les chevilles. Le problème c’est qu’il ne jouera probablement que 11 minutes au prochain match puisque Carlesimo, qui n’a pas son pareil pour dévoiler le Sprewell qui est en vous, l’utilise avec une irrégularité difficilement compréhensible.
Pour la défense du coach de Seattle, ça n’est pas le talent qui manque dans la rotation extérieure de son équipe. Entre le prodige Kevin Durant, le croqueur Damien Wilkins, et le polyvalent Jeff Green, sans oublier Delonte West et Mickael Gelabale, Szczerbiak est loin d’être seul. Et entre la nécessité de laisser gambader Durant et Green et celle de gagner des matches, Carlesimo a le derrière entre deux fauteuils. Jusqu’ici, Gelebale et Wally en ont fait les frais. West a montré qu’il était un relais intéressant à la mène, Green qu’il pouvait rendre des services dessous. Quant à Durant et Wilkins, ils sont les fers de lance offensifs de l’équipe.
Szczerbiak a pourtant prouvé à plusieurs reprises qu’il était la menace extérieure la plus sérieuse de l’effectif. Le numéro 2 de la draft a tout le talent du monde mais est en plein apprentissage du jeu NBA. Le dernier de la dynastie Wilkins, lui, n’est efficace qu’en isolation et n’est adroit que dans le corner. C’est suffisant pour marquer 15 points de moyenne, pas pour faire des Sonics une équipe dangereuse avec un basket cohérent.
De la cohérence. c’est ce que Wally pourrait contribuer à apporter. Capable de jouer sans ballon, de prendre un tir en sortie d’écran avec un excellent pourcentage ou de poster efficacement un défenseur plus petit ou moins costaud que lui, l’ancien lieutenant de Kevin Garnett à Minnesota a offert des séquences dévastatrices à Seattle. Contre San Antonio, donc, mais aussi contre Sacramento ou Atlanta. Des éclairs de génie où l’on a retrouvé le joueur de 2002, celui qui s’était offert une sélection au All-Star Game avant d’être freiné par plusieurs blessures.
Qu’on se le dise, Wally n’est pas foutu (nah!). Débarassé de ses tracas physiques, il ne lui manque qu’un temps de jeu régulier et de vraies responsabilités pour donner aux jeunes Sonics un autre visage que celui de victimes désignées de la Conférence Ouest.
2 Comments
January 9, 2008 at 12:03 pm
C’est dl’inédit ça, meme pas posté sur NBAE. J’savais pas que t’etais fan de Wally, pourtant c’est un bon croqueur, sans parler de son caractère. Bref ca fait plaiz de savoir que tu laches pas l’écriture.
January 15, 2008 at 9:18 am
[...] invite à lire cet excellent papier qui lui est consacré sur le blog du Nostalgique en suivant ce lien) va d’ailleurs faire mieux que cela, auteur d’un superbe 5/7 en 9 minutes (11 points), il va [...]